11 avril 2007

Rügen sans Caspar David Friedrich

Rügen. Rügen ? Rügen ! mais où cela peut-il bien se trouver ? Mais si, Rügen, c'est là où... bon, si vous séchez, c'est pas forcément une tare. Avant le week-end dernier, Rügen était pour moi connu pour 2 raisons : d'abord parce que Caspar David Friedrich y a peint un tableau (attention, c'était une des questions pour obtenir la nationalité allemande en Hesse, alors ça déconne pas) et ensuite parce que c'est là qu'il y avait eu le premier cas de grippe aviaire en Allemagne l'année dernière. Bref, la destination rêvée pour un week-end de Pâques. Rügen est donc une île qui se trouve au Nord-Est de l'Allemagne dans la mer Baltique, à quelques encablures de la Pologne et pas bien loin du Danemark. Mais elle est pas très éloignée de la côte (du côté de Stralsund pour ceux qui ont une carte allemande de la BPB affichée chez eux !) donc elle est reliée à la terre ferme par un pont (on y reviendra plus tard). J'ai mis une petite carte dans l'album photo correspondant.

Bref, Rügen, 3h30 pour y aller (dont 45 minutes pour quitter Berlin, sans bouchons ni perdage ! c'est un peu grand cette ville!). Là-bas arrivée à l'hôtel, à Breege. L'hôtel n'est pas près du port, il est dans le port. Donc 12 bons mètres de la porte jusqu'à la mer. Paysage sympathique du coup. Mais un vent à vous décorner les boeufs. Evidemment, impossible de passer à côté de la (seule?) attraction de Rügen : les falaises de craie (les fameuses que Caspar David Friedrich a peint). Pour y arriver, un parking à 5 euros (sympa!), 3 kilomètres de marche à pied dans une fôret ma foi très rafraichissante et 400 marches. Bon, si on veut monter sur le Konigstuhl (LA falaise de toutes les cartes postales), il faut repayer. Mais pour descendre (puis remonter) les 400 marches vers la plage, c'est gratuit. C'est l'avantage. Puis gemütliches Pik-Nik sur la plage. On aurait bien assister au Osterfeuer de Sassnitz (un peu le feu de la Saint-Jean de Radon!), coutume ma foi fort bucolique. Mais bizarrement quand il se met à pleuvoir, c'est moins tentant. Mais Sassnitz a un très joli centre ville et des pavés à vous faire décoller le bas de caisse d'une Peugeot 106.

Le lendemain, lundi de Pâques, visite du château de Ralswiek qui accueille, selon des sources proches de l'enquête un espèce d'Intervilles, une reconstitution d'une bataille de pirates (avec des vrais bateaux sur la vraie mer) et des maisons reconstruites d'époque. Puis arrive le pont de Rügen. Comme je l'ai dit, Rügen est relié au continent par un pont. Pas surélevé. Qui du coup doit s'ouvrir toutes les 20 minutes pour laisser passer les bateaux. C'est là qu'on s'aperçoit que tous les touristes du Nord de l'Europe s'étaient rendus à Rügen pour le week-end de Pâques. 25 km de bouchons sur une île qui doit compter en tout et pour tout 15 km de bitume (bon, j'exagère un peu). Ca fait plaisir. Mais du coup, ça oblige à fair une pause à Stralsund où se mélangent la vielle ville rénovée de toute beauté et la vielle ville pas rénovée, laissée à l'abandon avec des maisons en train de s'écrouler, moins de toute beauté. Etrange. Les Länder de l'Est auraient-ils quelques problèmes financiers visibles ?

Le week-end de Pâques, cela permet de voir Eier ... !!!

Les photos sont disponibles dans l'album 2007.04.07 Rügen

Posté par Willibald à 22:49 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Rügen sans Caspar David Friedrich

    Rugen

    Bonjour,
    Je vois que c'est à Rügen que tout se "crée" ou "craie"...J'imprime les photos.

    Posté par paul, 12 avril 2007 à 09:35 | | Répondre
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